Friday, May 29, 2009

Rechercher, exhumer et identifier les soldats portés disparus - The search for missing soldiers and battlefield archeology



English version at the bottom of this page

Découverte du corps d'un soldat portant encore sa plaque
d'identification qui permettra de l'identifier 65 ans après sa mort.
Discovery of the body of a soldier still wearing his identification
tag that enabled him to be identified 65 years after his death.

Je m'appelle Jean-Loup Gassend, jeune docteur, avec notamment un fort intérêt pour la médecine légale (autopsies, exhumations, enquêtes…). Pendant mon temps libre je fais des recherches sur la seconde guerre mondiale dans ma région : j’interviewe les derniers témoins des événements, je recherche les documents, photos et objets d’époque, etc. Je compte publier un livre à ce sujet ( Des renseignements sur mon livre, Autopsie d'une bataille - la libération de la Côte d'Azur, peuvent à présent être trouvés ici: http://autopsyofabattle.blogspot.fr/ )
Depuis plusieurs années je travaille également en collaboration avec le service s’occupant des sépultures militaires allemandes (Volksbund) pour tenter de retrouver des corps de soldats allemands portés disparus. En effet, il reste en France des milliers de soldats allemands enterrés dans des tombes clandestines, et qui sont toujours portés disparus, 65 ans après la fin du conflit. Etant donné que des proches (enfants, frères, sœurs, et même épouses) de ces militaires portés disparus sont encore en vie, il faut remédier à cette situation.

Un témoin indique le lieu où plusieurs soldats Allemands ont été
enterrés dans un bois suite à un combat contre des résistants.

A period witness indicates the place where several German soldiers were
buried in a forest following an encounter with resistance fighters.


Les lieux de ces sépultures clandestines sont souvent connus, mais les témoins hésitent à parler pour divers raisons. Aujourd’hui, 65 ans après la guerre, il est l’heure de mettre de coté les haines du passé, et d’avoir le courage de faire face à ce triste état de fait en faisant exhumer et identifier ces corps. Les familles des morts vous en seront reconnaissantes.

Toute personne ayant des informations concernant des corps de soldats portés disparus, ou s'intéressant à ces recherches est invité à me contacter :

Jean-Loup Gassend : jean-loup@gassend.com

(Any person interested in the search for missing soldiers and other WWII research or battlefield archaeology is welcome contact me at the above e-mail)

Le livre de l'auteur de ce blog: une analyse de la Libération de la Côte d'Azur à travers de nombreux témoignages oraux, photos et documents d'époque et comptes rendus de fouilles.

Fouille d'une ancienne glacière comblée, à la recherche de corps enterrés.
Searching for buried bodies in an old filled in well.

Ci-dessous, je vous propose de découvrir à travers quelques articles de journaux l’histoire des soldats allemands découverts ces dernières années à Villeneuve-Loubet (Alpes Maritimes) et à Barjols (Var), qui démontrent l’utilité réelle, aussi bien humanitaire qu’archéologique et historique, que peuvent avoir la découverte et l’exhumation de corps, même 65 ans après les faits: identification du corps, information des proches, détermination de la cause de la mort, déductions sur les circonstances de la mort...

D’avantages de détails sur ces exhumations peuvent être retrouvés dans mon ouvrage, Autopsie d'une Bataille - la libération de la Côte d’Azur. Des vidéos des fouilles sont également disponibles ici:
La decouverte et l'exhumation de 14 corps de disparus a Villeneuve-Loubet.
The discovery and exhumation of 14 missing soldiers in Villeneuve-Loubet.


Des soldats allemands exhumés sur la côte d'Azur
Publié le 25/10/2006 sur le site anciencombattant.com

Ils avaient participé aux combats qui avaient directement suivi le débarquement allié en Provence, le 15 août 1944. Les restes d'une quinzaine de soldats de la Wehrmacht ont été exhumés mercredi 18 octobre à Villeneuve-Loubet près de Nice (Alpes-Maritimes). Ils étaient tombés lors de la bataille de libération de la petite ville, le 26 août 1944 et reposaient à environ un mètre sous terre, dans un sous-bois à la sortie de la commune, sur la route de Grasse.
Jean-Loup Gassend, étudiant en médecine de 24 ans (mais passionné par l'histoire) avait pu localiser l'endroit où avaient été enterrés les soldats allemands grâce à des témoignages recueillis dans la localité : « Les corps ont été transportés dans ce bois, après les combats, par les villageois qui les ont enterrés », a expliqué l'étudiant, qui a informé l'association Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK) qui s'occupe de l'entretien des cimetières militaires allemands à travers le monde. L'institution allemande estime que 7 000 soldats allemands sont toujours portés disparus sur le territoire français mais la fosse de Villeneuve-Loubet constitue l'une des principales découvertes de ces dernières années.
Des ossements, des casques et des munitions ont pu être dégagées lors de ces fouilles. Mais ce sont surtout les cinq plaques d'identification déterrées qui pourraient permettre d'identifier avec certitude les victimes. Ces plaques ont été envoyées à Berlin pour être analysées. Les soldats retrouvés à Villeneuve-Loubet seront inhumés le 23 juin 2007 au cimetière militaire allemand de Berneuil, près de Saintes (Charente-Maritime).

Le corps dun soldat Allemand portant encore son casque.
The body of a German soldier found still wearing his helmet.


Plaques didentités retrouvées dans la fosse commune de Villeneuve-Loubet.
German identification tags found in the Villeneuve-Loubet mass grave.

Suite a l'analyse des plaques d'identité retrouvés à Villeneuve-Loubet, 7 des 14 corps ont pu être identifiés. La plupart des soldats venaient de Silésie, région qui se situe aujourd'hui en Pologne. Plusieurs familles de ces hommes identifiés ont pu être retrouvés. L'article de Nice-Matin ci-dessous raconte la visite de Franz Guder, fils d'un des tués, sur les lieux de la fosse commune à Villeneuve-Loubet.

Enterrement des 14 corps découverts à Villeneuve-Loubet.
Reburial of the 14 bodies discovered at Villeneuve-Loubet.


Frantz a retrouvé son père dans la fosse aux souvenirs
Paru le dimanche 31 août 2008 dans Nice-Matin

Son débit s'accorde parfaitement à l'histoire qu'il raconte. De longues inspirations, des pauses et quelques élans subis quand le coeur s'emballe. La raison de ce flot de mots saccadés est simple : l'émotion, ce flash qui éclaire la mémoire en pointillé comme une guirlande lumineuse le soir de Noël.
Son cadeau, Frantz Guder, natif des Sudètes, devenu Allemand comme aujourd'hui les Géorgiens deviennent Ossètes, ne l'a pourtant pas trouvé au pied d'un sapin. Plutôt dans une clairière à l'écart de la route de Grasse.
C'est là que son père Noël personnel Jean-Loup Gassend, jeune étudiant en médecine, épris de seconde Guerre Mondiale a retrouvé les traces du père défunt, touché par un éclat d'obus allié en août 1944. « Lorsqu'on a découvert la fosse commune en 2006, nous avons retrouvé 14 corps, explique le praticien. Heureusement, plusieurs d'entre eux portaient encore leur plaque d'identification. Et parmi ceux-là, il y avait Frantz Guder, le père du Frantz qui aujourd'hui se présente devant vous. »

Franz Guder sur les lieux de la mort de son père,
accompagné par sa femme et son fils.
Franz Guder at the site of his father's death, with his wife and son.

Soixante-deux ans plus tard
Assis dans le salon du jeune villeneuvois où les livres s'entassent sur les étagères en bois, Frantz explique le périple qui l'a mené à cette découverte. « Quand j'ai eu 9 ans, on a reçu une lettre nous annonçant à ma mère et à ma soeur d'un an, que mon père était mort à Villeneuve-Loubet. Il ne manquait qu'une chose : la partie de la plaque d'identification qu'on envoie généralement aux familles. » Celle-là même qui 62 ans plus tard, permettra de retrouver sa trace.
« Entre-temps, explique son fils Ralf, dans un anglais parfait, il y avait toujours des histoires qui lui traversaient la tête. Peut-être était-il toujours en vie ? Peut-être avait-il fondé une famille ? » «- Non, ce n'était pas son genre. » Le paternel a tranché. Mais l'anecdote du fiston apporte un éclairage sur ce qu'ont pu être les doutes du papa. D'ailleurs, ses premières recherches en 1975 n'avaient-elles pas échoué ? « Depuis je croyais mon père perdu sous l'une de ces plaques sans nom qui peuplent les cimetières militaires. Aujourd'hui, je n'en veux à personne. Mon seul regret, c'est que ma mère morte en l'an 2000, n'a jamais pu assister à ses obsèques. »
Désormais, Frantz Guder senior est enterré au cimetière militaire de Berneuil, en Charentes-Maritimes. Mais c'est sur cette fosse commune, au milieu, des bois que Frantz préfère se recueillir. Un modeste bouquet de fleurs, et beaucoup de longs silences. Celui de Ralf, la tête posée entre les mains, est particulièrement éloquent. Pour lui, la lumière du souvenir est sans doute trop forte.



Entre Pontevès et Barjols, un soldat allemand exhumé au cœur de la forêt (Article Paru dans Var-Matin)
Publié le mercredi 28 juillet 2010 à 12H37 - 10
 
Jean-Loup Gassend a utilisé un détecteur de métaux pour ne rien laisser
au hasard, à gauche Jacques Miron. Photo Christian Talon (Var Matin).
Jean-Loup Gassend used a metal detector to make sure not to
miss anything.

Quelle est l’identité du soldat de la Wehrmacht dont le squelette a été sorti de terre hier dans une colline entre Barjols et Pontevès ?
En fait, seules les autorités d’outre-Rhin peuvent communiquer son nom grâce à sa plaque militaire. Elle avait été découverte à la mi-mai par Jacques Miron, au hasard d’une promenade, à l’instar d’ossements à même le sol. Cet archéologue amateur a, d’ailleurs entrepris les fouilles (1), hier, avec le représentant de Julien Hauseur (délégué au service de l’entretien des sépultures militaires allemandes), Jean-Loup Gassend (2).
Ce docteur – fraîchement diplômé, archéologue amateur et féru de la 2e Guerre Mondiale – a au fil des coups de pelle, de pioche, de pinceau… donné quelques indications sur le soldat.

Entre 21 et 40 ans
On a notamment appris qu’il était marié, car une alliance a été retrouvée, comme une médaille religieuse et de nombreux boutons d’uniforme. Difficile d’évaluer son âge au moment de son décès. On l’a situé entre 21 et 40 ans. Plutôt de petite taille, son groupe sanguin était AB et il a fait ses classes à la compagnie de formation du bataillon de grenadier 444 (ces deux indications sont inscrites sur la plaque militaire, NDLR).
Plaque d'identité, bague et médaillon découverts avec le corps du soldat.
Identification tag, ring and medallion discovered with the soldier's body.

Fémur, talon, vertèbres, tibia, côtes… ont été minutieusement sortis de terre après plus de trois heures de travail. Certains ossements étaient dispersés. Et seuls deux morceaux de crâne ont été mis au jour.

Au flan d’une crête
Le militaire était couché sur le dos visiblement à moitié enterré. Au fil du temps, sa dépouille a été totalement recouverte. Que faisait-il là, à l’époque ? La réponse est sans doute très attendue car la Résistance était particulièrement active, dans cette région du Var (3).
Peut-être sur cette crête, surveillait-il l’arrivée des armées libératrices en 1945 ? A-t-il succombé à ses blessures et laissé là, oublié par ses camarades en déroute ? Il est tout autant difficile de répondre à ces questions. Une chose est sûre. Il fait partie des 7 000 soldats allemands portés disparus sur le sol français. Dans quelques jours peut-être, ses descendants seront au courant de cette découverte. Et pourront faire définitivement le deuil.

1. En présence des gendarmes de la brigade de Barjols et de Corinne Secqueville, chef de secteur au pôle d’entretien des nécropoles nationales et des hauts lieux de mémoire (ministère de la Défense).
2. En 2006, ce jeune Villenevois est à l’origine de fouilles dans lesquelles 15 corps de soldats ont été exhumés. Il invite les personnes qui pourraient lui donner des informations sur la localisation des corps de soldats de la Deuxième Guerre mondiale portés disparus, à le contacter au 04.93.20.22.91.
3. Le 27 et 28 juillet 1944, 18 résistants sont tombés sous les balles de l’ennemi dans le Bessillon
.






English text

The search for missing soldiers and battlefield archeology


My name is Jean-Loup Gassend, I am a young doctor from the area of Nice, in southern France. I am particularly interested in the field of Forensic Medicine and for many years now have been researching the fate of missing in action soldiers from World War II during my free time. In southern France I have been working in collaboration with the Volksbund (German War Graves Commission) to locate and exhume German soldiers who are still buried in battlefield graves. The bodies can often still be identified thanks to their identification tags. Such discoveries are still useful in humanitarian terms even so many years after the war, because many missing soldiers still have close relatives such as children, siblings or wives, who are still alive nowadays and who are very anxious to find out the fate of their loved ones who disappeared so long ago. Furthermore, when the exhumations are carried out carefully, they also enable the recovery of large amounts of historicaly and archeologicaly significant information.

Une sépulture de soldats Allemands ayant été visitée par des pilleurs de tombes dans la région de Stalingrad. Les ossements sont éparpillés sur le sol tandis que les plaques d'identité et autres équipements militaires ont été pris pour être vendus.
A German grave site in the Stalingrad region after it was searched by grave robbers. The bones are strewn on the ground while the identification tags and other military equipment have been taken to be sold off.

There are several thousand German soldiers still reported as missing in action in France today, and hundreds of thousands of others throughout Europe and North Africa. In Eastern Europe in particular there are huge quantities of missing soldiers of all nationalities, and their graves are unfortunately frequently the target of grave robbers. Locals in these areas are often very poor, and selling items such as helmets, identification tags and badges that they recover from graves can represent significant sums of money to them (more than a regular monthly salary!). By their actions, these 'black diggers' destroy any possibility of identifying the soldiers whose graves they pilfer. Even in Western Europe, diggers often rob the graves of missing soldiers they find without informing the authorities because they are fearful of the consequences if they report their finds. Sadly, the truth is that many diggers are simply to greedy, immoral or uneducated to understand the consequences of their acts; while the authorities are often very unresponsive when missing soldiers are found because they consider such cases as far too old to be of any interest. Luckily, awareness is increasing, and more and more amateur diggers now collaborate with the authorities and play an important and active role in the recovery of missing soldiers.

If you are interested in the search for missing soldiers, battlefield archaeology or other World War II research projects, you are welcome to contact me at: jean-loup@gassend.com

Newsreports about two exhumations I participated in in southern France as well as information about the book I wrote concerning my research are available here:
-My book, Autopsy of a Battle, the Liberation od the French Riviera: http://autopsyofabattle.blogspot.fr/
-Villeneuve-Loubet: http://www.youtube.com/watch?v=343cin_nQHU
-Barjols: http://www.youtube.com/watch?v=TIGjRsYnQQo
Newsreport about returning wedding photos found on the body of a killed German soldier in 1944 to his family  in 2012, 68 years after his death:

The webmaster's book, that describes the liberation of the French Riviera through a large number of oral accounts, period photos and documents, and excavation reports.


Battlefield archaeology project at Villeneuve-Loubet

In 2006, I was involved in a highly successful investigation at Villeneuve-Loubet, southern France. After interviewing local inhabitants who had lived through the war, I was able to discover a spot in the forest in which 14 German soldiers had been buried in August 1944 following the invasion of southern France by Allied troops (Operation Dragoon). I organized an exhumation with the Volksbund as well as an archaeologist and several medical students. We carefully exhumed the bodies, trying to discover the cause of death of each one, and noting every detail that seemed of interest. Seven identification tags were found, of which six were still readable, enabling the identification of six soldiers (find out more about WWII era German ID tags in the below article "Evaluation of the German WWII ID tag system"). Two more soldiers were identified after the Deutsche Dienststelle (archive responsible for the preservation of personal files of German soldiers) in Berlin cross checked information contained within their personal files.
In the following years, I was able to establish friendly contacts with the families of several of the soldiers recovered at Villeneuve-Loubet. The son of one of them even organized a trip to Villeneuve as soon as he found out that his father's remains had finally been discovered. This proves without a doubt that finding and identifying soldiers from World War II nowadays is still very important to their next of kin, finally providing closure after so many years of doubt.

Plan de la fosse commune de Villeneuve-Loubet.
Plan of the mass grave discovered at Villeneuve-Loubet.


Une des plaques d'identité retrouvé à Villeneuve-Loubet. Son
propriétaire a été tué par une balle ayant traversé la plaque.
One of the identification tags found at Villeneuve-Loubet. Its owner
was killed by a bullet that went through the upper part of the tag.

Battlefield archaeology aspects of the Villeneuve-Loubet excavation

The archaeological and historical information that derived from the careful exhumation of the Villeneuve grave and from the contact with the relatives of the soldiers also proved to be of significant importance to the local historical record. Before the discovery of the grave, very little was known about the battle that had occurred in Villeneuve-Loubet in August 1944. It was for example not known how many German soldiers had been killed, how they had been killed, what unit they were from, etc... These questions as well as many others can now be answered thanks to the fact that we exhumed the bodies in archaeological manner and later did a careful follow up with the relatives of the soldiers, as well as with the Allied soldiers who were involved in the battle. This information will be published in a book as well as in a scientific paper that I am currently working on. Battlefield archaeology has often been overlooked in the past, but has thankfully become a fast develloping and recognised field that arouses intense public interest. I therefore encourage archaeologists as well as historians to take an active interest in World War II cases that may come to light in their areas.
Ceinturon Allemand ayant été coupé en deux avec un objet tranchant avant l'enterrement des corps, afin de récupérer les cartouchières et autres objets portés au ceinturon. Ce genre de détails révélateur sur les circonstances dans lesquelles les corps ont été enterrés ne peut pas être noté si l'exhumation n'est pas faite minutieusement.
German belt that was cut off a body before the burial in Villeneuve in order to retrieve the ammunition pouches and other items worn on it. This type of sociologically interesting detail on the circumstances of the burial cannot be noticed if the exhumation is not carried out very carefully.

Casque dont le propriétaire a été tué par un éclat d'obus. Etablir la cause de la mort est important quand il s'agit de prouver si un soldat a été tué au combat ou bien éxécuté.
Helmet belonging to a soldier killed by shrapnel fragments. Discovering the cause of death can be important when trying to determine if a soldier was killed in combat or executed.

La soeur du soldat polonais à qui appartenait le casque ci-dessus. Elle a é
reconnaissante de connaitre
la cause exacte de la mort de son frère.
Sister of the polish soldier whose damaged helmet is shown above. She
was grateful to be informed of the exact cause of her brother's death.



American veteran returns wedding photos of German soldier he killed to soldier's family after 68 years

Click on the following link to see the English language newsreport on this story: 
- http://www.youtube.com/watch?v=Uux-vk0HJ74




Evaluation of the German World War II identification tag system
(This article is an extract of a report I wrote about the discovery of 14 bodies of German soldiers at Villeneuve-Loubet in 2006. The article explains several negative aspects of the way the German army organised its identification tag system during WWII, making it difficult to identify bodies found with their ID tags.)


During the identification of the soldiers found in the grave, three major deficiencies in the World War II German ID tag system came to light. These deficiencies were, in order of decreasing importance: many men were not wearing their tag, the tags did not resist well to burial, and the coding system used proved problematic. We will now discuss each of these problems in more depth.
No tag was discovered at all for seven of the 14 bodies. Although some tags may have been pilfered, it would seem, according to wartime photos, that many men did not wear their tags around their necks as they were instructed to. All soldiers should wear their ID tags around their neck at all times, particularly if they are present in a war zone or if they are using air or sea transportation. Specific instructions should be given to not store ID tags in clothing or equipment, as the chances are great that the body may become separated from these items in case of death.
The ID tags were made of aluminum and zinc. Both these metals have low resistance to heat (problematic in case of fire), and both have poor long-term resistance to corrosion. Although aluminum is reputed not to oxidize, if it is placed in adverse environmental conditions, it may become completely corroded and change into a brittle mass of aluminum oxide on which any inscriptions will be impossible to read. Zinc is more resistant, but also becomes damaged over time. One tag in the grave was completely oxidized, and three had been damaged severely, but were still readable. ID tags should thus be made out of a substance that is both highly resistant to heat and to burial, such as stainless steel.

Severely coroded but still legible aluminum ID tag of body #8.

German ID tags were coded in a very peculiar way, apparently in order to simplify their production by local military units. The inscriptions on the tag consisted of the name of the unit the soldier did his basic training in, and a personal number within that unit. As an illustration, the ID tag of body 10 had the following inscriptions: Stamm.Kp.G.E.B.431 3869. With this system, absolutely no recognizable personal information about the soldier was present on the tag. This had several highly damaging side effects.Firstly it caused some soldiers to accidently exchange their ID tags, as the tags were so impersonal. We have witnessed many cases when a body was found with the tag of a soldier who survived the war.

Exhumation report with the mentions: "The wearer of this identification
tag is alive. The soldier buried here must thus remain unidentified."



Secondly, there is absolutely no redundancy in the information on the tag (if only half the tag is buried with the body, as per German Army regulations). Thus, a single number becoming unreadable can be enough to make the entire tag undecipherable. Finally, the code numbers used on the tags can only be deciphered with the appropriate code books. As can be expected, some of these books were destroyed during the war or have been misplaced, making the corresponding tags absolutely undecipherable. This was the case for one of the tags from the grave.
The ideal ID tag should thus contain redundant information, part of which is clearly identifiable by the soldier and anybody else, for example his name. This will prevent tags from being accidentally interchanged, and will enable the tag to be used even if some characters are unreadable, or if code books are unavailable.The problems highlighted in the previous discussion caused seven tags out of 14 to be missing, and caused two of the seven retrieved tags to be unusable. Thus, a total of nine out of 14 men, could not be identified due to a badly designed and enforced ID tag system. Reports about other exhumations of German soldiers have shown identical problems, with alarmingly high numbers of tags being missing, corroded, undecipherable or belonging to live soldiers.

Nowadays, the importance of ID tags may seem secondary due to advances in DNA technology and other means of identification. But one should not underestimate the usefulness of an effective and cheap ID tag system, nor underestimate the possible problems that can arise with other means of identification, such as high prices or the lack of a comparison database for DNA or odontology. As an example, we will mention the situation concerning the identification of bodies of the 1991-95 Homeland War in Croatia. Although high priority was given to this work by the Croatian government, with databases being prepared immediately and the most modern forensic identification methods being used, a small but non-negligible proportion of the recovered bodies remains unidentified.

Le cadavre d'un soldat Allemand portant encore
sa demi plaque d'identité autour du cou.

The body of a German soldier still wearing half
his identification tag around his neck.




Other research:

I am also very interested in the WWII American Graves Registrations Service, and am always looking for veterans from Quartermaster Graves Registration Companies to interview, as well as any photos and documents about Graves Registration Companies. I am particularly interested in the 46th Quartermaster Graves Registration Company and in the 48th Quartermaster Graves Registration Company. Anybody who had a family member who served in either the 46th or 48th Graves Registration Company, or who has any documents or accounts regarding these units is welcome to contact me.

Links:
-More about researching World War II era soldiers: http://researchww2.blogspot.com/
-The World War II History Center Research Database: http://www.wwiihistorycenter.org
























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